RSS

Archives de la Catégorie Le top 10 des vins rouges

Saint-Emilion Chateau DASSAULT 1999 2000 2001 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2008 “Vigato”

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Que du bonheur ! Avec ensuite quelques préférences….

Voilà comment résumer la superbe soirée passée en présence de Laurence Brun (Directrice/”gérante” du Chateau Dassault) aux caves Legrand. Cela fait (déjà ?) 16 ans qu’elle a pris les reines du château. Avant elle c’était son père. Mais n’allez pas croire que la succession se soit faite naturellement. La fille ne l’a obtenue que par un coup du hasard ou un coup du sort….. (si vous souhaitez en savoir plus demandez-lui).

Mais, il y a vraiment une notion “d’héritage” dans ce domaine. Son père a fait un très gros travail de drainage de la terre de 1970 jusqu’en 1995, car les vignes acquisent par la famille Dassault depuis 1955 ne donnaient pas entière satisfaction au père. L’immense drainage sur le sol avait comme objectif de faire ressortir les éléments clefs du terroir.

1999:

Importante année pour Laurence Brun, il s’agit d’un millésime compliquée où chaque vigneron de l’appellation a dû faire des choix notamment suite à l’orage de grêle du 4 septembre. Certains vignerons ont décidé de ne pas poursuivre et de récolter les raisins. D’autres comme Laurence Brun ont préféré attendre et parier sur un mois de septembre plus clément. Pourquoi ?: Parce que dans une même appellation il y a des différences de position géographique (oui c’est compliqué le pinard…) et le bon moment pour récolter sur une parcelle au sud, ne signifie pas que les raisins seront à maturité au nord de l’appellation.

Bref, pas facile mais dans le discours de Mme Brun on sentait un vrai plaisir à manoeuvrer dans tous ces choix.

Verdict: couleur assez claire une superbe odeur au nez je dirai même un bouquet d’odeurs. Au goût les tannins sont assez discrets. Mais, ce qui domine c’est l’incroyable puissance et longueur en bouche. C’est droit c’est fin c’est long. Moi je dis bravo. Et dire que ce n’est que le début….

2000:
Couleur plus sombre, moins d’odeurs dans le verre, des tannins plus présent. Ce vin m’a paru plus discret, plus simple. On retrouve cependant un parcours en bouche avec beaucoup de puissance.

2001:
Très proche du 2000 tant dans sa simplicité d’approche et dans la facilité avec lequel on va le déguster. On retrouve le superbe bouquet du 1999 sans la longueur en bouche.

2002:
Si vous êtes l’un des heureux prioritaires de bouteilles de l’année 2002, sachez que vous avez de la chance. Environ 80% de la production a été vendu à la Lufthansa. Laurence Brun n’a pas pu en apporter pour la dégustation

2003:

Très fruité, très (voire trop) Merlot, il ne me convient pas mis-à-part la belle acidité au départ.

2004:
Peu d’odeur au nez mais dans l’ensemble ce vin est assez simple et très bien fait. Je trouve que cette année est tout à fait représentative de la finesse et de la discrétion du château. Une année de connaisseur donc… sans “bling Bling” mais avec un vrai style.

2005

Bien sûr tous les gens présents étaient en attente de cette année là tellement elle reste marqué dans l’imaginaire collectif comme une grande année. Verdict: Ça commence par une superbe odeur mais très différente des millésimes déjà bus. Un peu comme si je pouvais le reconnaître à l’aveugle: à la fois puissante et un peu verte (trop tôt pour le boire?). La suite est à l’image de l’odeur, mon sentiment est que ce vin à le frein à main bien serré et que seul le temps pourra débloquer ce frein. Pour moi c’est sans appel un peu trop tôt. Le vin est encore trop vert pour être à son apogée. Ensuite je ne suis pas sûr que ce soit mon style de vin même dans la durée…..

2006:
Une belle couleur, une belle odeur, malgré qu’il soit très doux, très fin sur ses tannins, ce vin conserve une vraie intensité et correspond à ce qu’on attend.

2007:
Selon Laurence Brun l’année 2007 était intense car comme pour 1999, les vignerons ont dû faire des choix. De plus, il y a eu du Mildiou. Dès que l’on pose le nez dans le verre on sent que le vin est plus vif qu’il a plus de fraîcheur en lui. Ce millésime reste cependant facile à boire, un brin (trop) généreux.

2008:

L’odeur est forte au nez on sent une vraie agressivité dans le verre. C’est puissant et long et pas si facile que cela à boire. Après avoir dégusté tous ces millésimes, je trouve que cette année là devrait être conservée un peu plus longtemps.

2008 cuvée “Vigato”:
Il s’agit d’une idée originale: inviter un chef étoilés (restaurant Apicius) au moment de l’assemblage afin qu’il donne une coloration, une patte, une empreinte à cette cuvée. Verdict: On sent dès que l’on a le nez plongé dans le verre une vraie différence. J’ai trouvé ce vin très facile à boire et tout en douceur. Il faut reconnaître qu’il arrive un peu tard dans la dégustation car nous avions pris le temps de découvrir l’empreinte de Laurence brun au cours de 9 millésimes. Mais, avec cette cuvée spéciale nous sommes plongés dans autre chose: un délice mais à consommer ce soir demain avec des amis pas forcément des connaisseurs car je l’ai trouvé plus simple et plus accessible dans l’approche.

Mon avis sera sans hésitations les millésimes 1999; 2001; 2004; 2006; 2008 et bien sûr je prends commande des millésimes 2009 (en espérant qu’il ne ressemble pas au 2003) et 2010 (en espérant qu’il ressemble au 1999).

 

Tags :

Bourgueil cuvée “Trinch” 2009 from Catherine and Pierre Breton’s vinyard

Red wine for swordfish ?

I’m so glad to find time to write in english. This french wine was already tasted before and I wrote down some articles in FRENCH (If you want to see my previous post in that language please click here and here). It’s one of my favorite wine and sometimes it helps me to choose the restaurant where I could go for dinner.

Honestly, the fact of having this kind of wine in a wine list, means a lot of things regarding the selection made by the restaurant’s owner . It’s not beacause this wine is expensive, it’s not because this wine is famous (but it will), it’s all about taste and feeling about the wine.

This wine is made in the most respectful tradition of biological agriculture and the M. and Ms Breton during the vinification uses the less chimical products they could.

In a restaurant, in general: first I select the wine and then I choose my main course (that’s how it works with me). The bottle of wine was cool (and it’s a good thing for this wine because the room temperature will warm it). Everything is important for tasting a good wine but the temperature is a key point. A cold wine is like a too fresh water in your mounth: you will taste nothing. A too warm wine will be like a too hot tea: you will not taste anything either. The perfect balance beetwen too cold and a bit warm is subjective. My little solution is to touch the bootle in order to feel if the temperature is appropriate.

Concerning the wine, you find the same blend of grape in the Bordeaux vinyards but these grapes have a different expression. In the Glass, the color could looks like a Bordeaux but a little bit lighter (light red). The huge difference is the taste: this wine is a little bit shorter in the mouth and less complex.

So it’s short taste but you will find a short blast of fresh fruit in your mounth you will feel alchool gentlely arise at the end. For me, it was my search for this dinner.

Swordfish with french puree (great).

http://www.domainebreton.net

 

Crozes Hermitage 2008 de Alain Graillot (Crozes Hermitage épisode 2: le père)

Le père possède encore un peu d’avance !

Le top lorsqu’on goûte un vin c’est de pouvoir comparer avec un autre. Là l’occasion était trop belle pour ne pas la tenter (merci à Bruno et Valérie de la cave des Rochers à Angoulême). J’ai donc attendu d’avoir goûté les deux vins pour rédiger mes commentaires. C’est quand même incroyable d’avoir la possibilité de comparer un vin fait par le père et celui fait par le fils (même AOC et même année).

Verdict: une faible odeur dans le verre mais la couleur est plus sombre (cépage 100% syrah quand tu nous tiens…), au goût c’est frais mais c’est d’entrée un goût dense et puissant avec une parfaite maîtrise de l’arrivée de l’alcool. Je note une belle acidité sur la fin (plutôt rare).

Alors sur le duel père/fils ? (voir le post précédent sur le Crozes Hermitage fait par Maxime Graillot), je pense que le vin du père est quand même plus abouti pour l’année 2008. En effet, on est de suite emporté par sa délicatesse et sa puissance maîtrisée. Le vin du fils reste plus aérien et le parcours en bouche est plus court; ce que l’on garde en mémoire c’est la véritable explosion en bouche. Mais les deux vins conservent une finesse remarquable.

Plats choisis:

Gambas au curry et riz au lait de coco (parfait !)

 
 

Tags :

Gevrey-Chambertin 2006 Domaine TRAPET père et fils

Il faut le boire pour le croire…..

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut avoir un Gevrey-Chambertin (M. Trapet en l’occurrence)  à sa table, et lorsque ce jour arrive tout est prêt pour le recevoir. Les plats sont bien cuisinés, la table est mise avec les plus belles assiettes et les verres à vin prêts à l’emploi.

Il ne faut pas se laisser distraire par la couleur de ce vin… il parait très clair et très simple à la 1ère approche (couleur framboise et cépage 100% pinot noir). Au début, l’odeur de ce vin était un peu fermée, mais, simplement avec quelques mouvements dans le verre, apparaît une odeur vive, pointue légèrement épicée.

Au goût, le vin est très droit, très long en bouche avec une belle douceur des tannins. Ce qui m’a surpris c’est l’incroyable puissance de ce vin comme s’il aurait fallu attendre encore un peu avant de le boire. Si vous avez la chance d’en avoir dans votre cave je vous conseille de le conserver encore 1 ou 2 ans.

Plats choisis:

Escalope de veau à la crème (pas mal du tout)

Site du vigneron:

http://www.domaine-trapet.com/

 
 

Tags :

Chinon Saint Louans 2007 Catherine et Pierre Breton.

Valeur sûre…

Ce soir là on a gouté d’autres Chinon(s) et pourtant c’est celui-ci qui est sorti du lot.

La couleur est tout à fait représentive des vins de cette appellation: à l’oeil, on pense de suite à du Bordeaux (On retrouve le cépage Cabernet-Franc utilisés en terre Girondine), au nez on retrouve l’esprit d’un Bordeaux un peu aussi mais, il y a pas ou peu d’odeur de bois. La différence se fait au goût. Il est agréable en bouche avec des tanins plutôt en début. Certains le trouverons assez court, pour ma part c’est comme ça que j’aime le vin une bonne touche tannique en début de bouche avec une bonne dose d’acidité où il exprime sa vivacité et enfin une touche finale assez légère. Bref, j’adore…..

Autres vins déjà bu de chez Catherine et Pierre Breton ici et et encore

Plats choisis:

Risotto aux légumes

 

Tags :