C’est toujours un exercice délicat de faire tester un vin à l’aveugle. On m’a servi ce vin à l’aveugle avec comme seuls infos : qu’il avait été carafé à ½ heure avant et qu’il sortait juste de la cave à vin qui conserve à 12°.

Histoire d’un flop !!! Pourquoi il ne faut jamais se presser pour donner le nom d’un vin à l’aveugle…

Il était trop froid pour mon 1er verre et donc logiquement il avait peu de nez. Le verre était rouge sombre voire opaque. En le dégustant je me suis de suite dirigé vers les vins rouges d’Espagne car il avait ce goût de fruits mûrs avec peu de tannins.Toujours attendre avant de donner son avis sur un vin…Puis la remontée en température m’a donné une indication que je n’avais pas initialement : les tannins sont apparus et on même pris le dessus. J’avançais à tâtons mais sur la mauvaise route. Je tente un nom : Minervois ? On me répond non pas du tout.

Je me sentais perdu et seul au monde et ma seule arme (ma mémoire) me faisait défaut. Quel magnifique exercice… Alors c’est pas un vin espagnol car les tannins seraient plus fondus que cela, ce n’est pas un minervois car la puissance en bouche n’est pas si importante (quoique…) vraiment je ne trouve pas… Une lumière apparaît enfin : l’astringence. Celle qu’un grand vigneron de Pomerol m’a fait connaître et aimer, « une astringence de bon aloi », celle qui vous fait poser le verre après en avoir dégusté une petite lichette … Bon sang mais c’est bien sûr UN BORDEAUX !!!! oui mais lequel ? Franchement je ne suis pas expert pour deviner mais simplement, il y a 1h après ouverture un superbe nez discret et savoureux et vraiment beaucoup de puissance en bouche avec de la nervosité.

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