Le Sommerberg s’étend au pied des Trois-Épis, au sud de Katzenthal et au nord de Niedermorschwihr. Situé sur un coteau en très forte pente (45˚), ce lieu-dit est orienté plein sud et s’élève à près de 400 m d’altitude (…)  Sur les 28,36 ha du lieu-dit, s’épanouissent à merveille tous les cépages alsaciens et plus particulièrement le Riesling. (…) Le Riesling Alsace Grand Cru Sommerberg, très typé, s’exprimera pleinement après une à trois années de garde. (Source ici).

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source ZVARDON-ConseilVinsAlsace

Une des particularité de la roche mère de ce terroir c’est qu’elle est composée de mica blanc (riches en aluminium et en potassium) et du mica noir (contenant surtout du magnésium): on parle de « sol granitique à deux micas« . Ces apports sont essentiels à la vigne pour se développer (en plus des apports extérieurs comme le soleil, le vent, les sédiments…). Là aussi, ce terroir est meilleur en année moyenne car il retient mal les eaux de pluie (avec 45° de pente c’est un peu logique). Les années trop chaude, il y a un fort risque de stress hydrique.

Ce n’est pas parce qu’on a le même sol qu’on a les mêmes raisins. Ce serait trop facile. Sommerberg est bien aussi sur un terroir granitique (voir post précédent). Pourtant, en le dégustant, j’ai eu des sensations complètement différentes du Grand Cru Schlossberg. Si vous souhaitez faire une horizontale 2013 comme la notre, je vous recommande de mettre ce vin en n°4 car il est plus minéral (dans sa jeunesse en tout cas).

Dès le nez, il y a plus de puissance et de nervosité. En bouche c’est immédiatement tendu et vif. On sent qu’il concentre toute son énergie et ne souhaite pas la donner immédiatement. J’aime cette nervosité en bouche (le mariage avec le tataki de saumon était moins harmonieux que sur le Schlossberg), mais je perçois aussi une petite frustration de l’avoir dégusté un peu trop tôt. Que donnera-t-il dans 3 ans ? sera-t-il toujours aussi tendu ou plus sage ?

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