Pour ce 2ème vin la Maison Biechert & Schaal nous fait découvrir le Terroir Marno-Calcaire de ROSACKER.

Cette Aoc s’étend au nord de Hunawihr, à une altitude de 260 à 330 m. exposé est-sud-est. Terroir marno-calcaire recouvert d’éboulis siliceux de grès vosgien.

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Vous aussi vous ne savez pas ce que veut dire « un terroir marno-calcaire recouvert éboulis siliceux de grès vosgien«  ? Alors laissez moi tenter de vous l’expliquer en 2 points:

  • Un terroir marno-calcaire de ROSACKER est un bel équilibre: d’une part, les sols calcaires sont assez pauvre en minéraux dont la vigne a besoin pour se développer mais, d’autre part, la présence de marnes (qui est en fait un mélange de calcaire et d’argile) fixe les minéraux nutritifs et permet de conserver l’eau. Selon les spécialistes, c’est l’un des milieu le plus favorable au vignoble. C’est donc un sol assez dur, lourd, compact mais, avec de bonnes réserves d’eau dans le sol (réserves d’eau très utile en période de grosses chaleurs pour éviter le stress hydrique sur les vignes).
  • Les grès occupe l’espace entre la roche-mère marno-calcaire et la surface. Les grès sont le résultat de la longue transformation du quartz contenu dans le sable volatile en une roche plus dure. Donc, en principe, le grès est une roche assez compacte. Mais le grès dit « vosgien » possède des grains de quartz plus fins ce qui rend la roche poreuse, perméable.

De part sa profondeur de sol, son exposition sud sud-est, son caractère tardif et sec, sa faible exposition aux vents, ce terroir offre à la vigne des conditions de maturation régulières. Alors ROSACKER valeur sûre ?

Rappel: Le millésime 2013

« Un hiver et un printemps frais, mais surtout très humides, les mois de juillet et d’août furent marqués par de très fortes chaleurs provoquant par endroits des situations de stress hydrique. En septembre, les vignes présentaient un état sanitaire globalement satisfaisant et les vendanges de septembre ont eu des conditions idéales. Mais, le riesling étant récolté plus tardivement (7 octobre), il a subi une météo pluvieuse. Les acidités très élevées au départ ont pu régresser tout en restant favorables à la vivacité des vins ». Plus d’informations sur le communiqué officiel du Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace ici.

Verdict: vraiment dès que l’on pose son nez dans le verre il y a déjà plus d’intensité et de nervosité que le vin précédent. En bouche c’est un vin plus gras et plus ample que le Grand Cru Schoenenbourg avec une bonne acidité. Mais, bizarrement malgré cette belle nervosité sur le palais, il conserve une certaine douceur sur la dégustation de fromages à pâte dures (comme un parmesan bien affiné). Comme s’il venait atténuer la douceur de plats assez vifs ou salés (son côté vin « pansement » du plat).

A demain pour le vin n°3

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