Ce n’est pas souvent que l’on va à Vosne Romané au Domaine Méo-Camuzet pour y déguster une verticale de Clos de Vougeot Grand Cru en présence de Jean-Nicolas Méo. Le plus, c’est que toutes les bouteilles ont été dégustées en Magnum avec notamment, de la bonne cochonnaille.

Selon le domaine, (source (ici)):

1999 « Le Superbe »: « les raisins étaient en tout point extraordinaires : très mûrs, très homogènes en qualité et… très abondants (…) Ils rivalisent aisément avec 1990 : ils en ont la complexité, qui se développera encore avec le temps« ….

2006 « Une divine surprise »: « C’est une année que l’on peut qualifier de classique, offrant au travers de nos différents terroirs toute la palette des arômes bourguignons. L’équilibre est sa caractéristique principale (…) Les bouteilles ouvertes au cours de l’année écoulée ont montré un début d’évolution mais globalement le millésime monte encore en puissance« 

2007 « Bien sûr, nous revenons de loin : la saison, en particulier le mois d’août, a été mauvaise et les vendanges précoces ont nécessité beaucoup de travail et de tri dans la vigne et à la cuveriez (…) les sensations en bouche ne sont ni agressives, ni vertes, mais tout en élégance et en souplesse.« 

Mon avis d’amateur:

Sur 2007 je ne suis pas convaincu, je le trouve assez difficile. Au nez, c’est poivré au point de chatouiller les narines. Attaque acidulée avec des tannins puissants mais courts bien qu’ensuite le reste du parcours en bouche soit avec des saveurs plus onctueuses. Mais, son identité reste assez austère. Je pense qu’il est difficile de découvrir la finesse et la puissance des Clos de Vougeot de Méo Camuzet par ce millésime.

Alors que 2006, est la porte d’entrée idéale. Très droit, bien structuré et puissant comme on s’attend trouver sur les grands vins de Bourgogne mais, avec un côté très accessible. A mon avis, il faut le boire maintenant.

1999 j’adore!!!!! il a un côté mûr qui me surprend et le rend très accessible, gentil. En tant qu’amateur de vins de Bourgogne, j’adore il est exceptionnel. Au nez, j’ai l’impression d’être dans un film de Tex Avery car j’ai les yeux qui sortent des orbites. En bouche tout est là à la bonne place et avec le bon rythme de parcours en bouche.

J’ai vraiment aimé les autres millésimes simplement, sur 1995, 1996, j’ai eu moins d’émotions. Ils étaient parfaits mais n’avaient pas ce petit supplément de caractère qui en font un marqueur en dégustation. J’ai vraiment aimé 2005 mais pour moi, le répas idéal serait: un diner avec du 1999 et du 2006. Le nez de 1999 c’est juste dingue!!!

Au fait, « ça coûte cher ces vins-là » ?

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