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Culture confiture: L’Appellation Vougeot, c’est +50 hectares, chose assez rare au pays du pinot noir et du chardonnay.  Il y a des appellations « village », « 1er cru » et une AOC « Grands Crus » Clos de Vougeot. Donc Boire un « Vougeot » ne signifie pas que l’on boit un « Clos de Vougeot » (AOC Grands Crus). Mais, si vous avez la chance de boire un Vougeot Blanc sachez qu’il n’y a que 6000 bouteilles disponibles pour toute l’appellation. C’est donc un privilège (15 000 pour le « Clos blanc de Vougeot » en AOC Grands crus)

Le domaine de la Vougeraie est bien connu des amateurs de grands vins de Bourgogne. Saviez-vous que, derrière cette maison prestigieuse, est aux commandes la maison Boisset (ici) ? que le Directeur Général, est Jean-Charles Boisset (ici) ? Pourtant, vous souvenez du film Mondovino ? Le jeune homme assez fantasque qui expliquait soit en français soit en anglais (parfois dans la même phrase) quelle vision il avait pour sa maison (Petit rappel ici).

Autant dire que ça tranche avec l’image de grande finesse des vins de ce domaine.

Verdict du Vougeot Monopole: Une couleur ultra séduisante, un peu ambrée, un peu vieillie. Au nez, j’ai senti la puissance et l’épaisseur des parfums d’hiver: des pointes de fruits confits se mélangeaient avec des senteurs poivrées. J’étais autant heureux de le voir dans mon verre que de le sentir…

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Et puis en dégustant, PRATATRA…. Court en bouche, il me laisse tomber à la 1ère gorgée. Je m’attendais à un grand film…et je n’ai qu’un court métrage.. Comme s’il avait tout donné sur l’avant du palais et ensuite il lui manquait la force de continuer à ce niveau.

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Est-ce un signe ? Est-ce un choix du vigneron ? Comment est-ce possible ?  On parle d’un grand vin blanc que l’on déguste 14 ans après sa mise en bouteille. On pense d’abord qu’il y a un effet millésime ? Et bien non car 2001 est considérée comme une très grande année en Bourgogne et plus particulièrement à Vougeot (ici). On écarte ensuite le transport puisque ce vin a fait peu de kilomètres entre Vougeot et Chambolle-Musigny. Reste la conservation, mais là encore on déguste ce vin dans un restaurant de bonne réputation bien que crée après 2001 (ici).

Alors pourquoi ? Sommes-nous victime du fantasque Jean-Claude Boisset: des vins opulents dans leur jeunesse mais qui n’ont plus rien à donner ensuite ? Des vins « Bling Bling » ? Des vins des « Brand Wine »?

A mon sens, il y a une réponse à aller chercher dans celui qui a fait ce vin: Pascal Marchand (portrait ici). En 2001, il est aux commande de la vinification du domaine de la Vougeraie. En 2005, il décide de démarrer sa propre entreprise viticole depuis fort reconnue (ici). Si vous avez la chance de le croiser avant moi, posez-lui la question: « Que s’est-il passé dans vos choix en 2001 ? »

Pour votre information, Pascal Marchand a été remplacé à la tête du domaine de la Vougeraie en 2005 par Pierre Vincent qui opérait la maison Jaffelin à Beaune (ici).

http://www.domainedelavougeraie.com

http://www.domainedelavougeraie.com/vins/vougeot-clos-du-prieure

L’idéal serait de pouvoir déguster les vins de chez Pascal Marchand avant d’être au Domaine de la Vougeraie (Avant 2005 lorsqu’il était chez Comte Armand) ensuite d’aller tester ceux qu’il fait en son nom.

Idem pour Pierre Vincent d’abord déguster ses vins chez Jaffelin puis ensuite passer aux vins du Domaine de la Vougeraie.

A suivre…

http://www.restaurant-le-millesime.com

Très bonne adresse dans un cadre moderne avec une bonne sélection de vins. Les millésime 2007 sont à éviter selon moi, « ils se sont refermés » comme nous l’a dit (tardivement) le sommelier sur un Chambolle-Musigny de chez Dominique Laurent.