Il y a une forme d’excitation qui commence dés que l’on y pense « ah…ce soir je vais ouvrir mon Daumas Gassac 2003 » je dis « mon » car malheureusement je n’ai qu’une bouteille de ce millésime.

Mais, cela rend encore plus intense le choix de l’ouverture. Pourquoi ce choix ? par envie de manger de bonnes côtes d’agneau bien grillées. Avec ce type de viande il n’y a que le vin rouge et plutôt du sud de la France. J’ai longtemps hésité avec un Crozes Hermitage (Crozes de  chez Laurent Combier aurait fait l’affaire) où comme le disait Judith: « t’auras le grillé et fumé de l’extérieur et le jus fondant de l’intérieur de ta viande » .

Mais bon ce n’est pas un jour comme les autres, et donc pour fêter ça j’ai été chercher dans ma cave ce petit bijou offert par un ami (Fabien), pour mon anniversaire il y a quelque temps…C’est un vin déjà bu sur le millésime 1998 (ici) et 2008 (ici)

Alors voilà pour les éléments de contexte, passons aux choses sérieuses.

Verdict: D’abord, le nez est doux, accessible, c’est très agréable car on sent les notes épicées mais sans agressivités. On sent aussi un parfum que certains vieux vins peuvent avoir: une odeur de vielle maison de campagne pas ouverte depuis quelque temps (c’est un peu le cas ici puisqu’il était dans ma cave assez humide). Ensuite en le dégustant, la 1ère chose à laquelle j’ai pensé c’est qu’il est bon d’avoir attendu un peu (10 ans….) car, l’harmonie est là. En bouche c’est doux et fin avec une cohérence de parcours. Un vrai régal. Ne tentez pas de comparer ce vin à un Bordeaux car le parcours en bouche est différent. Ici on va trouver moins de longueur mais plus de légèreté et d’accessibilité dans les sensations.

Pour ma part, je ne l’ai pas carafé et je pense pas que cela soit nécessaire.

Dejabu avec: des côtes d’agneau et légumes (cuisson vapeur) pour alléger tout ça.

http://www.daumas-gassac.com/