Il faut parfois gratter derrière les dorures….

Les Margaux sont identifiés dans mon imaginaire comme des vins d’hommes, les vrais, avec des poils sur le torse, qui parlent fort et qui mangent la viande saignante voire bleue. Avec un Margaux, on est sûr de trouver ce que les vrais hommes aiment : un vin qui a du corps, de la structure de la longueur en bouche. Bref, le Margaux, il a tout ce qu’il faut.

Mon expérience du Margaux est faible : une belle expérience ici, une mauvaise , si je devais choisir un Margaux,  je ne penserai pas immédiatement à un vin de chez Palmer….

Comme vous le voyez, ce n’est pas un nectar que j’ai porté en bouche, c’est un jus entier d’à priori. Un mélange de  déception anticipée et de perte de temps d’essayer de déguster quelque chose qui de toute façon ne me plairait pas.

Et pourtant … Je dois reconnaître, que derrière les dorures et la police de caractère austère se cache un vrai trésor. Là où je m’attendais à un vin grandiloquent, brut, grossier, j’ai découvert malgré un nez assez peu expressif à l’ouverture, de la longueur en bouche, de l’amplitude sur le palais et surtout de la finesse. Alter Ego de Palmer ? Un vin plutôt doux et fin… OUI je confirme.

Déjàbu avec :

Mont d’or ou vacherin (pour faire plaisir à Franck) et spéciale dédicace à Cécile pour son gros sel…

On aurait pu le mettre au four ??? Allez c’est pas grave la saison du mont d’or ne fait que commencer.

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