Une question demeure lorsque l’on rentre chez un caviste en France comme en Italie: Pourquoi le Brunello di Montalcino est si cher ? Non mais c’est vrai, j’ai fait 3 cavistes à Florence et il m’était impossible de trouver ce vin à moins de 25 euros la bouteille (Pour info, les cavistes italiens me proposaient au moins 2 bouteilles de Rosso di Montalcino pour ce prix) pour un prix moyen de 45 euros.

L’histoire veut que cette appellation soit assez récente en Italie. En effet, elle remonte à la fin du 19ème siècle lorsque un vigneron décida de planter dans ses vignes une variété du cépage sangiovese, le brunello. Pourquoi? tout d’abord, parce qu’il lui semblait que ce cépage résistait bien au phylloxera ensuite, parce qu’il faisait un vin à l’opposé des vins existant à l’époque: un vin lourd, tanique qui laisse vieillir alors que l’époque était au vin légers voire pétillant. Les 1ère bouteilles de Brunello datent de 1888 (facile à retenir).

Mais bon la culture on s’en fout, ce qui compte c’est le goût. J’ai pu goûter ce vin au restaurant le ZA-ZA à Florence et j’ajoute que j’ai goûté ce vin après un Chianti Classico, un Rosso di Montalcino, Un Vino Nobile di Monpulteciano (en 3 jours !!!).

Le résultat m’a surpris moi même: Une couleur sombre, une bonne odeur dans le verre mais épicée. Enfin, un goût intense, long et droit en bouche. Pas d’amertume du tout. On pourrait dire qu’il s’agit d’un vin de militaire qui se tient droit dans ses bottes. Mais pas du tout en largeur ou en opulence. Le cépage Brunello me fait un peu penser au cabernet franc des vins de touraine comme le Chinon. Le vin parfait ? Je ne sais pas mais je le mets de suite dans le Top 10.

Et puis comme écrivait Audiard « le prix s’oublie la qualité reste »

Plat choisis:

Raviolis à la ricotta sauce aux truffes