L’histoire commence dans un lieu branché de Paris. Un de ces lieux où l’on est heureux d’y amener des amis non parisiens ou bien d’y aller avec ses beaux-parents. C’est un lieu un peu « carte postale ». Il symbolise le Paris idéal, chic mais accessible, convivial mais tout en sachant se tenir. Parfois, c’est bon de retourner dans ce type de lieu quand on est dans cette ville depuis (trop) longtemps.

J’y suis allé avec un pote pour l’apéro. Le serveur arrive, la carte des vins est fournie en vins au verre. Je choisis un Chablis. Mon pote me dit: « prends plutôt un Saint-Veran « . Je lui répond « un Saint-quoi » ?

Et bien quel surprise ! Je le porte de suite dans le top 5 des meilleurs vins blancs que j’ai eu à goûter.

D’abord, une superbe odeur de fraîcheur, on ne sent pas l’alcool, on sent le raisin. Ensuite, dans la 1ère gorgée, ce qui prend le dessus en bouche c’est l’acidité. Une belle acidité qui me fait penser à un jus de citron légèrement dilué avec de l’eau. Je suis sous le charme, ensuite, la finesse continue sur le fond de la gorge avec un peu d’alcool sur le retour et puis toute cette petite émulsion équilibrée, disparaît doucement sans faux pas ni amertume.

J’ai eu l’occasion d’acheter une bouteille dans une cave de Montmartre (9 euros) et je l’ai regoutté avec un sole cuite en papillote (citron+huile d’olive) d’où la photo que vous voyez. Un vrai régal, ce qu’il y a de bien c’est que l’on peut arroser son poisson de citron, le vin est tellement équilibré entre l’acidité et l’alcool qu’il s’accorde parfaitement.

Déjàbu avec:

Cacahouettes

Sole (citron+huile d’olive) avec du riz et des asperges