Hier soir, une envie folle (pour un jeudi) de boire du Pommard. Il se trouve que j’avais acheté 3 bouteilles de Pommard 2001 de chez Louis Jadot.

Sur le plan météo en Bourgogne, l’année 2001 n’est pas la meilleure:  l’hiver a été sans froid excessif, le mois d’avril fut pluvieux. Alors que l’arrivée dans l’été s’annonçait formidable, le mois de juillet fit tout sombrer. D’abord, les orages en juillet et en Août ont été très violent et intempestifs. Ils ont eu raison des vignes. Ensuite, comme si cela ne suffisait pas, il y a eu en Bourgogne une grêle importante dont tous le vignerons se souviennent.  Bref, l’année 2001 n’est pas la meilleure. J’avais fait une verticale 1995/2006 d’un vin de Loire (Un Bourgueuil), et l’année 2001 était la plus plate de tous les vins bus.

Bon, les carbos étaient bonnes, je suis un expert depuis les années facs.
Quant au vin:  D’abord une odeur agréable mais qu’il faut aller la chercher au fond du verre (les vins d’années pluvieuses ?). Ensuite, une bonne acidité en bouche puis le vin s’étale en longueur sur tout le palais (on peut dire que ça commence bien). Ensuite, apparaît une vague de retour qui détruit l’équilibre obtenu et le remplace par un goût un peu amer (bon ce n’est pas trop gênant quand même)

A la fin, il reste un fragile équilibre… Qui tient.

Parlons peu, parlons bien: je suis partagé.

Si j’étais un général de l’armé  je dirais que c’est un vin qui sait se tenir « au garde à vous » mais qui flanche avant le fin de la revue des troupes.

Plats choisis:

Spaghetti carbonara