Voici un exemple d’une expérience très simple et qui résume à mon avis, à quel point il est difficile de parler de vin. Plus les vins sont proches et plus il est difficile d’en parler.

On décide avec des amis de se retrouver autour d’un thème: le Chenin.

Un de mes amis apporte une petite surprise, un Chinon blanc, je n’en avais jamais gouté, et je dois avouer qu’il s’agit d’une belle idée. Ce vin blanc est une vrai découverte, une couleur or, un peu épais et gras en bouche. Mais, toujours cette finesse du cépage Chenin: un parfait équilibre entre acidité et onctuosité. Ce vin était en passe de devenir une vrai référence.

Un autre de mes amis m’apporte un saumur blanc, idem pas d’information sur ce type de vins et j’avoue qu’il m’a plus mais je ne l’ai trouvé un peu moins acide que le Chinon.

Pour ma part, vu le niveau des découvertes apportées, je n’ai pas pris de risque: je sors l’arme absolue (selon moi) le Vouvray de chez Huet.

Bon, il s’est bien tenu, mais je dois avouer que le Chinon Blanc reste dans toutes les bouches.

Ensuite, une petite découverte de derrière les fagots apportée par un autre amis un Chenin Blanc d’afrique du Sud.

La bouteille s’ouvre sans tir-bouchon. Une couleur plus clair, une odeur très légère, un goût très léger aussi.

Je dois avouer que ce vin n’a pas eu toute sa chance, il était trop légers pour pouvoir rivaliser avec ses confrères français. Il faudra le boire une deuxième fois. Les vins gras déjà bus ne nous permettaient plus de distinguer les subtilités de ce vin. Cependant, ce vin n’a aucun point commun avec les vins déjà goûtés. Le cépage ne fait pas tout!