RSS

Saint-Aubin en REMILLY premier cru 2010 de Pierre-Yves COLIN MOREY

La claque vient (encore) de la Bourgogne… Nicolas, merci pour ce choix et cette superbe soirée….

Au restaurant, mon plaisir commence en choisissant le vin et seulement ensuite le plat. Bien sûr quand on vous apporte une carte des vins absolument gigantesque (mon moment préféré) tout va trop vite entre le choix des plats et le choix des vins. Vous ne savez plus où donner de la tête. C’est alors qu’arrive celui qui connait le mieux la carte des vins car il a contribué à la faire: Le sommelier, le chef de salle ou bien la serveuse!!!!

Il ne faut surtout pas hésiter à lui poser la question: “il est comment le Sylvaner ? Le Condrieu vous l’avez goûté ?”

Et c’est comme ça que l’on se retrouve à essayer un vin blanc de bourgogne (on n’a pas non plus risqué grand chose… c’est pas l’aventure absolue avec un vin blanc grec de l’ile de Santorin….) mais que moi je ne connaissais pas: Le Saint Aubin (1er cru “en rémilly”)…. Il faut savoir que ce vin est bien entouré car son terroir se situe à gauche de Chassagne Montrachet et au nord de Puligny Montrachet (la parcelle 1er cru “Remilly” jouxte la parcelle Grand Cru Chevalier Montrachet). Ensuite, le vin servi était jeune 2010 donc il pouvait être trop tôt pour le déguster…. Cépage 100% Chardonnay normal on est en bourgogne et on ne rigole pas avec cela. Enfin, Monsieur Colin Morey issue d’une famille de vigneron réussi depuis 2001 à produire un vin qui respecte au plus près le terroir sur lequel pousse ses raisins.

Verdict: Le nez est absolument prodigieux, il m’a fait d’abord pensé à l’Auxey Duresse déjà bu ici, mais ensuite comme le parfum est plus complexe plus dense plus structuré, j’ai retrouvé les appuis du dernier Puligny Montrachet que j’avais déjà bu iciEn bouche, le vin est ample et occupe toute la place, légèrement beurré gras mais il conserve une belle et vraie acidité…. Absolument superbe.

Déjabu avec:

Poisson pané (éh oui)

Des noix de saint jacques et émulsion légèrement épicée

Etc…. normal on était et tout était bon (sauf les petits cannelés à la fin).

http://www.chassagne-montrachet.com/fr/producteur/domaine-pierre-yves-colin-morey-13.php#/Producteurs?idProducteur=13

 
 

Tags :

Saumur Champigny 2010 Thierry Germain “les roches neuves”

Avant, le Saumur Champigny j’aimais pas….

Oui je dis cela un peu comme pour la ratatouille avant de l’avoir goûté bien cuisinée. Avec l’A.O.C Saumur Champigny, c’est un peu la même chose. On en boit peu et le souvenir que l’on en garde n’est pas terrible. Mon dernier exemple était à un mariage (je ne dis pas où…sinon je vais me faire taper sur les doigts).

Traditionnellement, le vin peut être composé avec les cépages: Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et/ou Pineau D’aunis. Cependant, sa vraie identité est dans le Cabernet Franc. D’ailleurs, Thierry Germain pour le vin dégusté ce jour là, est en 100% Cabernet Franc.

Comme le résume (presque) parfaitement ce site internetNé dans les vignes familiales du Bordelais, Thierry Germain reprend en 1993 le Domaine des Roches Neuves, qui produisait déjà les meilleurs vins de la région. Les 22 hectares du domaine sont aujourd’hui en culture biodynamique et le maître des lieux ne ménage pas ses efforts pour obtenir une parfaite adéquation entre le terroir de Saumur-Champigny et le cabernet franc, unique cépage de l’appellation (oups petite erreur ! cf. INAO pas bien de ne pas vérifier ses sources). Petits rendements, vendanges à maturité complète et élevage en fûts neufs sont les impératifs du domaine.

Verdict: Une couleur sombre et surprenante. Un incroyable nez à la fois fort et doux (éh oui…), on peut laisser son nez dans le verre un bon moment avec bonheur. Le parcours en bouche est vraiment discret, doux et assez long, un petit peu vert à la fin! En le dégustant je me suis dit: “bon sang comment il fait???“.
C’est parfait, rien à dire.

Déjà bu avec:

Magret de canard au barbecue.

http://www.rochesneuves.com/

http://www.rochesneuves.com/fiches/DOMAINE.pdf (fiche technique de ce vin).

http://www.producteurs-de-saumur-champigny.fr (très bien fait)

 
1 Comment

Publié par le 20 janvier 2012 dans avis, Le top 10 des vins rouges, Les vins de Loire

 

Tags :

Puligny Montrachet 2009 de M. Christian Cholet-Pelletier

De la discretion de la retenue et de la douceur.

J’ai reçu un très bon ami un soir de semaine car il était de passage sur Paris entre deux avions.

Vous savez ce que c’est quand on retrouve un bon ami qu’on à pas vu depuis longtemps, on lui fait un bon petit plat et on l’écoute nous raconter ses dernières aventures (son installation à l’autre bout du monde, la naissance de sa fille, son nouveau boulôt...) Moi j’en profite aussi pour sortir une bonne bouteille de vin. Vu qu’il était pressé, on s’est commandé des sushis et j’ai ouvert un Puligny Montrachet que m’avait offert un collègue de travail (histoire de compenser le fait que je ne cuisine pas avec une bonne bouteille).
Verdict: Superbe nez, belle couleur, au goût c’est très bien construit c’est long c’est fin. Je ne l’ai pas trouvé très nerveux comme vin. Vraiment tout en discrétion en retenue et en douceur. Vraiment une très belle et bonne bouteille.

Vous savez ce que c’est quand le vin est bon on en parle pas trop… on le déguste et puis c’est tout.

Je trouve que j’en ai dit beaucoup trop déjà…

Déjabu avec:
Sushi de chez sushishop (au top) !

http://www.hachette-vins.com/le-guide-hachette-des-vins/christian-cholet-pelletier-2007-20104365.html

 

Tags :

Riesling Wiebelsberg Grand Cru de Marc Kreydenweiss 2006

Un 1er pas dans la complexité de l’Alsace.

Ce qu’il y a de bien avec ce blog c’est que à chaque fois que je crois avoir enfin compris quelque chose aux vins, je me prends une (nouvelle) claque gustative. La claque du jour (et c’est peu de le dire) est en Alsace. J’avais déjà été surpris au restaurant par un autre Riesling (déjà bu ici), mais là encore une fois on est sur quelque chose de différent. La couleur de ce vin est le courant d’air qui précède la future claque: des reflets d’or tel qu’on a l’impression qu’on va boire un vin très épais liquoreux…

Puis vient la claque incroyable, fabuleuse le nez: il est ample, aux parfums de fruits légèrement confits, puis une attaque un peu épicée vient toucher le fond de vos narines pour les réveiller avant de déguster. Cette odeur d’épice est tellement présente qu’elle vous accompagne durant tout le parcours en bouche (verre à pied indispensable si l’on veut avoir une émotion pure).

Au goût c’est gras, c’est sec, c’est épais, c’est droit…. je suis perdu….. et c’est là les suites de la claque, on sort un peu sonné, un peu aveugle mais tellement vivant. Si vous vous sentez perdu par un vin blanc à l’aveugle, il y a des chances que ce soit un Riesling. Bref, une belle complexité qui me fait penser à un moteur de machine: tant que ça marche pourquoi regarder à l’intérieur pour savoir comment c’est fait ?

Alors je ne vais pas m’étendre plus longtemps sur la description. En Bio-Dynamie depuis 1989 issue d’une famille de vigneron depuis plusieurs siècles. Bref, vous l’aurez compris en fermant les yeux pendant la dégustation, vous voyez les collines d’Andlau (où le vin est fait) et vos pieds communique avec le terroir, votre esprit est déjà beaucoup plus loin.

Allez-y les yeux fermés et écouter le silence à table lorsque le vin est servi dans les verres… c’est pas beau ça ?

Déjabu avec

Des sushis (au top)

Un foie gras maison (au top si vous n’êtes pas fan comme moi des vins trop liquoreux)

Une viande froide avec des légumes vapeur (encore une fois au top)

http://www.kreydenweiss.com (un site 2.0)

 
 

Tags :

Pessac Léognan 2002 Chateau Brown

Un bordeaux, un vrai de temps en temps ça fait pas de mal…. un peu costaud quand même.

Franchement je ne vais pas vous mentir, ce jour là on était bien en terrasse d’un resto branché d’Arcachon avec mon pote Mike (NDLR le nom a été volontairement changé en fait il s’appelle Mickachou mais chut…). Il faisait beau, le soleil se couchait tranquillement sur le bassin…. Bref que du bon!!!!!

Arrive la carte des vins: assez complète avec une forte dominante des vins de Bordeaux (et pour cause, les bordelais sont un peu fier de leur région, mais finalement pas plus que les sud-africains). Et je l’avoue, je n’ai pas hésité longtemps… Dans ce contexte un bon Pessac Léognan, ça ne s’oublie pas…. Bien sûr un bon Gevrey Chambertin rouge un peu jeune (2008) ou bien un Morgon aurait été aussi intéressant… Mais, quand je revois la tête de mon pote Mike… je ne l’imaginais pas boire du pinot noir ou du gamay…. de toute façon il n’y en avait pas en rouge.

Alors en Pessac-Léognan, il y avait le choix ( Chateau de Fieuzal en 2007, Chateau Bouscaut 2005, Chateau Seguin 2007, Esprit de Chevalier 2005, Domaine de Chevalier 2005 et 2000, Chateau Haut-Bailly 1998 à 2000, 2003  et 2005). Alors dans ce cas là on fait comment ? Comment choisir ? Sur quoi s’appuyer ?

1. Le plat

2. Le prix (ou plutôt le rapport qualité/prix…)

3. L’année.

Sachez qu’en Pessac Léognan on produit des vins issus de plusieurs cépages (Cabernet Sauvignon, Merlot, Cabernet Franc et parfois petit verdot), donc globalement l’oenologue par l’assemblage tire le meilleur des différents cépages (plus difficile à faire en Bourgogne ou Côte Rotie… je dis cela moi je dis rien….) pour faire son vin. Pour ma part, le mix viande rouge et budget m’interdit de choisir le 2nd vin du Domaine de Chevalier (l’Esprit de Chevalier), il est à 19 euros à Monoprix et là il le vendait au moins 2,5 fois plus cher!!!. Le meilleur rapport qualité/prix je le donne volontiers au Chateau de Fieuzal, c’est bien fait c’est toujours bon mais là c’est un peu cher.

Alors enfin, un peu perdu, j’ai demandé au serveur…. “le Chateau Brown il est comment ?” il m’a gentiment répondu “il est très bon”. Pas convaincu je lui ai demandé “…mais 2002 c’est une bonne année ?”. Il m’a répondu avec une petite hésitation “…Je trouve que oui c’est une bonne année”… Le “je trouve” était de trop.

Allez hop ! je me suis dit il ne sait pas de quoi il parle mais pour moi: ce vin est dans mon budget et je ne le connais pas donc on y va….

Verdict: Superbe odeur à la fois odeur poivrée mais pas piquante, profonde, longue et tout en finesse. Une couleur sombre et un début de parcours en bouche très accessible. Et puis soudain, le vin devient musclé, fort en alcool, bien structuré mais puissant. C’est un peu comme si le vin amicalement vous mettez la main sur l’épaule et vous balançait un petit “c’est quand même un vin de Bordeaux cher ami…“.

Pour moi, il était parfait avec de l’agneau mais pas forcément bon à l’apéro (trop costaud)

Déjabu avec,

Un carré d’agneau et ses légumes vapeur…. (un délice vous avez vu la photo ?).

Allez on rentre en jogging pour éliminer tout ça ?

http://www.chateau-brown.com

 

Tags :

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 68 followers